Truites aquaponiques

La vie en boucles

Nourrir les truites au 18 décembre 2017

Nourrir les truites dans les bassins aquaponiques en décembre 201720 truites arc en ciel de 220 g  introduites en  septembre 2017  vont produire une dizaine de kg  nets de truites. Ce lot test sera suivi de l’installation d’un lot de 60 truites de 100 à 130 g qui devrait produire 50 kg nets de truites en une année. Alimentées actuellement avec des granulés, il est prévu de les nourrir progressivement en 2018 avec une nourriture à base de vers de farine et vers de compost.

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2 Comments

  1. Matthieu M.

    14/04/2019 at 04:41

    (Mail de Matthieu M.)

    Bonjour Monsieur,

    Je tenais à vous féliciter pour votre site qui contient un tas d’informations très intéressantes. J’étais à la recherche de renseignements sur l’élevage de truites et après avoir consulté pas mal de sites avec des informations me semblant approximatives, j’ai eu la chance de tomber sur le votre.
    Je ne compte pas faire de l’aquaponie car je possède déjà un potager de taille assez conséquente… J’ai également la chance d’avoir un ancien lavoir alimenté par une source naturelle qui est donc constamment renouvelée et fraîche. Je ne compte pas utiliser le lavoir à proprement parler pour les truites car il contient beaucoup de salamandres et de tritons que je ne voudrais pas voir dévorer tant ils sont précieux. De plus ce lavoir ne fait que 40 cm de profondeur et je pense qu’il faudrait quelque chose d’un peu plus profond, d’autant plus que ça me permettrait d’avoir un volume d’eau plus conséquent en créant un bassin à côté. Quelle profondeur minimale me conseilleriez vous ?
    En réfléchissant à la problématique de la nourriture pour les truites et en lisant vos articles je me suis demandé si vous aviez envisagez l’élevage d’alevins d’autres poissons ? Ou bien encore l’élevage de petits crustacés tel que des gammares ? D’ailleurs on peut simplement en capturer si l’on habite pas loin d’un ruisseau ou d’une rivière, sans en faire un prélèvement intensif et en le complémentant avec des vers ça peut être bénéfique pour le goût et la qualité de la chair des poissons qui consomment ce genre de crustacés dans leur milieu naturel. Le piégeage de limaces est également aisé avec une plaque ondulé posé dans l’herbe, je ne sais pas si les truites les apprécient. Je balance pêle-mêle des idées car je serai intéressé d’échanger avec vous à ce propos et peut être de contribuer un peu de manière positive à votre aventure en attendant de réaliser la confection de mon bassin.

    • jcgoudeau

      14/04/2019 at 04:43

      Bonjour Matthieu,
      Merci pour vos appréciations.

      Déterminer la profondeur du bassin suppose de préciser préalablement le projet. Par exemple, si :
      – vous pouvez installer votre bassin en aval du lavoir,
      – avec un débit suffisant en été,
      – avec l’eau du lavoir à une température inférieure à 22°C en été, (l’idéal étant 15° à 20 °)
      – et un bassin protégé de la lumière du soleil direct pour maintenir la température de l’eau du bassin à truites à moins de 24°C
      – et une eau qui ne descend pas en dessous de 0° en hiver (l’idéal étant de 4° à 8°) Vous pouvez envisager n’importe quelle profondeur, de 40 cm à 1,5 m En revanche, si vous devez gérer un problème de température d’eau en été ou en hiver, un bassin (enterré) le plus profond possible est la meilleure solution pour profiter de l’inertie thermique du sol.

      Pour la nourriture des truites, en complément ou en substitution totale aux granulés du commerce, et en excluant les restes de rôti et autres viandes que les truites ne consomment jamais dans le milieu naturel mais qui peuvent leur être donnés, il existe de nombreuses solutions :
      – L’élevage ou la pêche de poissons “fourrage” comme les gardons ou les vairons
      – L’élevage ou le ramassage de gammares
      – Le ramassage des chenilles, parasites des légumes, comme la piéride du chou, ou bien des larves de cétoines dorés dans le compost, ou encore les larves de tipules et les chenilles de noctuelles terricoles que l’on peut trouver dans la terre en jardinant.
      – Le ramassage des limaces
      – L’élevage ou le ramassage de vers de terre ou de compost
      – L’élevage d’insectes (vers de farine, mouche soldat noir, …)
      – Et sans doute d’autres possibilités auxquelles je n’ai pas pensé …

      Pour ma part, je souhaite maîtriser la valorisation du pain invendu et des déchets de légumes pour les transformer en truites via les vers de farine et les vers de compost. J’ai exclu les autres élevages (poissons ou gammares, car pas assez productifs par rapport à mon objectif). Je cherche à mettre au point un dispositif frugal, qui permettrait de transformer des produits considérés comme des déchets en poissons et légumes aptes à nourrir des personnes défavorisées dans un contexte d’épicerie sociale. C’est une approche de l’économie circulaire urbaine à but humanitaire. En conséquences, je recherche du rendement en poissons et en légumes, d’où le choix des vers de farine et des vers de compost. Je ne sais pas si je réussirai à produire suffisamment de vers d’une part, et à équilibrer une ration d’autre part. Ce défi m’intéresse.

      Une approche plus “nature” de l’élevage de truites, pour le plaisir de les voir évoluer dans l’eau, ou pour en manger une de temps en temps, peut s’accommoder d’une nourriture plus irrégulière, plus naturelle, à l’identique de ce qui se passe dans une rivière, où la truite ne mange pas tous les jours.

      Au plaisir de vous lire,
      Cordialement,

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